Clay Mann – Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1

Clay Mann is under an exclusive contract with DC Comics for a few month, for which he draws the mini-series Poison Ivy: Cycle of Life and Death (2016). Clay Mann has also worked for Valiant and Marvel. He was the main artist of the mini-series Magneto: Not a Hero (2012) and of the fifth Gambit series (2012-2013). He also designed comic-books covers, for example Batman Eternal‘s (2014) and more recently the six alternate covers for Vader Down (2015), the first crossover involving both Star Wars and Darth Vader series since Marvel has launched these series.

L’artiste Clay Mann a signé il y a quelques mois un contract d’exclusivité avec DC Comics, pour lequel il dessine la mini-série Poison Ivy : Cycle of Life and Death (2016). Clay Mann a également travaillé pour Valiant et Marvel. Il était l’artiste principal de la mini-série Magneto : Not a Hero (2012), et de la cinquième série dédiée au mutant Gambit (2012-2013). Il conçoit également des couvertures de comic-books, notamment pour Batman Eternal (2014), et plus récemment six couvertures alternatives pour la série Vader Down (2016), le premier crossover impliquant les séries Star Wars et Darth Vader depuis que Marvel les a relancées.

Pamela Isley, aka Poison Ivy, has found redemption in the Gotham Botanical Garden thanks to doctor Luisa Cruz. The young woman can now work on the field where she’s an expert in, plants and the genetic manipulations on it. The story began in Africa, Southern Angola. Pamela has been sent by the Gotham botanical garden to collect a very old plant : the « living fossil », welwitschia mirabilis. The first layout I’d like to present is the one where Pamela has already found the plant and is talking to it. Look at the close-up on her smile on the second panel, how happy Pamela seems. But it’s a delicate and a surreptitious smile, not an open mouth one like Greg Land draws (for example on M in Uncanny X-Men). Delicacy and fineness are the best-describing adjectives for Clay Mann‘s work.

Pamela Isley, alias Poison Ivy, a trouvé le chemin de la rédemption au jardin botanique de Gotham, grâce au docteur Luisa Cruz. La jeune femme peut désormais travailler dans le domaine qui lui plaît, les plantes et leurs manipulations génétiques. Notre histoire commence en Afrique, dans le sud de l’Angola. Pamela a été envoyée là-bas par le jardin botanique de Gotham pour y collecter une plante très rare et très ancienne, appelée le fossile vivant, welwitschia mirabilis. Pamela l’a déjà découverte, et lui parle. Si on regarde attentivement le gros-plan de la deuxième case, on peut voir un sourire discret illuminer son visage. Pamela semble réellement heureuse. Ce sourire délicat n’a rien à voir avec ceux que dessine Greg Land par exemple (voir M dans Uncanny X-Men), chez qui les héroïnes sourient de toutes leurs dents.

Clay Mann - Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1 p.3 © Clay Mann / DC Comics
Clay Mann – Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1 p.3 © Clay Mann / DC Comics

Unfortunately for Pamela, her past can’t stay in the closet forever. And when Harley barges into the lab, it’s even more difficult for Pam to stay focused on her work. The two girls decide to go to a bar, where Harley appears in her well-known costume instead of her doctor coat. Armed with her wooden mallet, Harley’s ready to teach some guys some manners on how talking to a girl. Her costume is very revealing, but she’s not oversexualized for all that. Of course, she has a nice and lean body, but Clay Mann didn’t focus on her breast – it isn’t that big. Even more, by carrying her mallet like she is, the accent isn’t on her breast, rather on her flat stomach. The contrast between her and Pamela is interesting too. If Harley is seen in her costume, Pamela is still in her everyday shirt, like any normal girl would dress on a bar. She is the wise one, while Harley is obviously the crazy one. This doesn’t prevent her to use her power to help her girlfriend : she puts her glasses on the table and start acting on a lemon.

Malheureusement pour Pamela, son passé ne peut rester éternellement caché. Et quand Harley décide de faire irruption dans son laboratoire, c’est encore plus difficile pour Pamela de rester concentrée sur son travail. Les deux filles décident de se rendre dans un bar, sortie à l’occasion de laquelle Harley a remplacé sa blouse blanche par son costume que l’on connaît tous. Armée de son maillet de bois, elle est prête à enseigner les bonnes manières aux machos qui manqueraient de respect aux filles. Son costume ne cache pas grand-chose, mais elle n’est pas pour autant hyper sexualisée. Son corps est bien fait et bien proportionné, mais Clay Mann ne s’est pas concentré sur ces éléments-là, comme la taille de sa poitrine – qui n’est pas si imposante. Cela va même plus loin : en portant ainsi son maillet, l’accent est mis sur le ventre bien plat d’Harley, et non sur sa poitrine. Le contraste entre Harley et Pamela est intéressant. Si Harley a déjà revêtu son costume, Pamela porte encore les mêmes vêtements qu’au laboratoire. Elle est la plus sage des deux, alors qu’Harley est visiblement la plus folle. Mais cela ne l’empêche pas de soutenir sa coéquipière, en plaçant un verre d’eau sur la table pour commencer à faire germer une rondelle de citron.

p11
Clay Mann – Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1 p.11 © Clay Mann / DC Comics

Pamela, half-plan half-human as she describes herself, has sometimes some trouble behaving with humans, even crazy ones like Harley. And once again, Pamela finds herself alone, wandering around the streets under the rain. She passes in front of a couple drinking at a restaurant’s terrasse, in front of a family with crying babies, in front of a couple protected under an umbrella, and she – apparently – feels nothing. Once again, Clay Mann has drawn a very different Poison Ivy compared to the one we’re used too. He did it so well we can’t even think of Poison Ivy / Pamela Isley as a criminal. For me, she’s just a misunderstood scientist who suffers from loneliness. Rather than meddling with the humans, she prefers to come home to her plants, the only living beings she truly understands and loves on this planet.

Pamela, mi-humaine mi-plante comme elle se décrit elle-même, a parfois du mal à interagir avec les humains, même avec les plus fous comme Harley. Une fois encore, Pamela se retrouve seule, vagabondant dans les rues sous la pluie. Elle passe devant un couple buvant à la terrasse d’un restaurant, devant une famille tentant de réconforter un bébé pleurant, devant un couple se protégeant de la pluie, et elle ne ressent – apparemment – rien. Une fois encore, Clay Mann a dessiné une Poison Ivy très différente de celle dont on a l’habitude. Il l’a tellement bien travaillée qu’il est impossible de voir en Pamela Isley la criminelle Poison Ivy. Elle a simplement l’air d’une scientifique incomprise, qui souffre depuis longtemps de la solitude. Plutôt que se mélanger avec les humains, elle préfère la compagnie des plantes, les seuls êtres qui la comprennent et qu’elle aime sur cette planète.

Clay Mann - Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1 p.15 © Clay Mann / DC Comics
Clay Mann – Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1 p.15 © Clay Mann / DC Comics

She lives in a total communion with nature, as we can see on the last page I present here. She leaves behind her her clothes to communicate with her plants. She’s like their mother who protects them, but also one of them who need the other plants to grow and develop herself. The last panel on which we see Pamela falling asleep while drops of water fall from the ceiling is magical. It’s like she’s living in a dream, in the middle of a forest on a beautiful night.

Elle vit en totale communion avec la nature, comme on peut le voir sur cette dernière page. Elle laisse ses vêtements derrière elle à mesure qu’elle pénètre dans son appartement, pour communier avec les plantes. Elle est comme leur mère qui les protège, mais aussi l’une d’elles. Elle a donc besoin des autres plantes pour grandir et se développer. La dernière case, sur laquelle on voit Pamela s’endormir pendant que des gouttelettes d’eau tombent du ciel, est magique. On a l’impression qu’elle vit dans un rêve, au beau milieu de la forêt par une magnifique nuit.

p17
Clay Mann – Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1 p.17 © Clay Mann / DC Comics

With the first issue of his mini-series Poison Ivy, Clay Mann has presented us an all new all different Pamela Isley. Far away from the crazy woman we’re used to, he has introduced us this sensitive woman, who cares more about plants than humans. I feel like his style is even more precise and delicate than it was on Ultimate X-Men many years ago, more poetic than on Gambit. This evolution probably goes with the new vision of Poison Ivy he and Amy Chu wanted to give.

Avec ce premier numéro de la mini-série Poison Ivy, Clay Mann vient de nous présenter une toute nouvelle face de Pamela Isley. Bien loin de la fanatique dont on est habitué, il nous présente une femme sensible, qui tient plus aux plantes qu’aux hommes. Son style est encore plus précis et délicat que précédemment, sur des séries comme Ultimate X-Men par exemple ; il est plus poétique que sur Gambit. Cette évolution probablement va de pair avec l’évolution du personnage de Poison Ivy que Clay Mann et Amy Chu désiraient pour leur héroïne.

Advertisements

One thought on “Clay Mann – Poison Ivy: Cycle of Life and Death #1

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s