Lee Garbett – Lucifer #1-4

The British comic-book artist Lee Garbett is the artist of the new Vertigo comic-book series Lucifer. Since 2011, he’s working freelance after some time as an exclusive artist for DC Comics. Just before Lucifer he has worked on the all-new Marvel series Loki: Agent of Asgard (2014-2015), and for DC on the relaunch of Batgirl (2009-2010) and on Batman: The return of Bruce Wayne #6 with Grand Morrison (2010). Lee Garbett also designed two issues of the Batman series (2008) when Grant Morrison was the writer.

L’artiste de comic-book britannique Lee Garbett est le dessinateur de la nouvelle série Vertigo Lucifer. Depuis 2011, il travaille en free-lance après avoir été exclusif pour DC Comics. Juste avant Lucifer, il a travaillé sur la série Marvel Loki : Agent of Asgard (2014-2015), et pour DC sur le relaunch de Batgirl (2009-2010), et sur Batman : The retunr of Bruce Wayne #6 avec Grand Morrisson (2010). Lee Garbett a aussi dessiné deux numéros de Batman (2008) quand Grand Morrisson en était l’auteur.

A week ago, on a beach, Lucifer fall. He did not raise from the Underworld, he fell like if he was in Heaven before crashing on Earth. With his golden hair and white wings, he looks more like a true angel fallen from Heaven than like the Prince of lies. There is a funny contrast between the picnicking demon and his date and Lucifer. Their smiling faces with pointed ears couldn’t be more different than the beautiful, yet sleepy, Lucifer. Lee Garbett‘s style reminds me a lot of Clay Mann‘s (the actual artist of the mini-series Poison Ivy) : the same delicacy when he draws the faces of his human characters, a similar sparingly use of the shadows (far away from what Mike Deodato Jr for example does). The craziest part of the page is the demon, on a date on a beach, picnicking !

Il y a une semaine, sur une plage, Lucifer est tombé. Il ne s’est pas relevé de l’Autre-Monde, mais il est tombé comme s’il venait du Paradis avant d’atterrir sur terre. Avec ses cheveux dorés et ses ailes blanches, il ressemble plus à un véritable ange tombé du ciel qu’au Prince des Mensonges. Le contraste entre le démon pique-niquant avec son rencard et Lucifer est intéressant. Leur visages souriant avec leurs oreilles pointus ne pourraient pas être plus différents du beau, et pourtant endormi, Lucifer. Le style de Lee Garbett me rappelle celui de Clay Mann (l’article de la mini-série Poison Ivy) : la même délicatesse sur le travail des visages, un usage parcimonieux des ombres (bien loin de ce que fait Mike Deodato Jr par exemple). L’élément le plus fou de cette page est véritablement le rendez-vous pique-nique des deux démons, sur une plage.

Lee Garbett - Lucifer #1 p.5 © Lee Garbett / Vertigo
Lee Garbett – Lucifer #1 p.5 © Lee Garbett / Vertigo

Lucifer, apparently unfairly accused of being responsible for God’s demise, has gone to Hell with Gabriel to prove him and all Heaven wrong. But since he’s left his kingdom, a lot have changed, and his armies are no longer under his orders. Lee Garbett offers us a wonderfully designed double-spread page on which Lucifer saves his brother from a giant. The expression of surprise of both the giant and Gabriel is amusing and contrasts with the ferocity of both Lucifer and Gabriel on the bottom strip, slaying demons. If the demons were drawn like normal people on the previous page, they look like killing machine on these pages. The same applies for Lucifer : the sleeping beauty has awakened and he is determined to prove his innocence.

Lucifer, apparemment faussement accusé d’avoir tué Dieu, est parti aux Enfers avec Gabriel pour lui prouver, à lui et à tous les anges du Paradis, qu’il est innocent. Mais depuis qu’il a quitté son royaume, beaucoup de choses ont changé, et les armées de l’enfer ne répondent plus à ses ordres. Lee Garbett nous offre une double-page magnifiquement dessinée, sur laquelle Lucifer sauve son frère d’un géant. L’expression de surprise que l’on voit sur les visages du géant et de Gabriel est très amusante, et contraste avec la férocité de Lucifer et de Gabriel sur la dernière case, pourfendant des démons. Si les démons de la page précédente étaient similaires à des êtres humains, ici ils ressemblent davantage à de véritables machines à tuer. La même chose peut s’appliquer à Lucifer : le beau jeune homme endormi s’est réveillé, et il est prêt à tout pour prouver son innocence.

Lee Garbett - Lucifer #2 p.12-13 © Lee Garbett / Vertigo
Lee Garbett – Lucifer #2 p.12-13 © Lee Garbett / Vertigo

In the land of the dreams, Lucifer and Gabriel meet Lilith and Eve. Asking about the shard that is killing him by inches, Lucifer gets the story of Azazel, the eater of sins. Azazel is nude except for his little belt floating around his waist. This representation reminds me of Esad Ribic during his work on Secret Wars : the story told by Lilith is like a dream, similar to the one Dr. Doom lived in during Secret Wars. The bottom half of the page looks more like Lee Garbett‘s actual style like the one we see on Loki : Agent of Asgard (2014-2015) and on the previous pages of Lucifer. This great difference shows that Lee Garbett is a fantastic artist who’s capable of adjusting his style according to what he has to draw. 

Au royaume des songes, Lucifer et Gabriel rencontrent Lilith et Eve. En demandant des explications sur l’écharde qui le tue à petit feu, Lucifer apprend l’histoire d’Azazel, le dévoreur de pêchés. Azazel est représenté nu, un petit voile cachant son sexe. Cette représentation me rappelle le travail d’Esad Ribic sur Secret Wars : l’histoire racontée par Lilith est similaire à un songe, similaire au rêve dans lequel vivant le Fatalis dans Secret Wars. La partie inférieure de la page ressemble plus à du Lee Garbett pur, à ce qu’on a pu voir dans Loki : Agent of Asgard (2014-2015) notamment. Cette grande différence montre à quel point Lee Garbett est un grand artiste, capable d’ajuster son style selon ce qu’il doit dessiner.

Lee Garbett - Lucifer #3 p.6 © Lee Garbett / Vertigo
Lee Garbett – Lucifer #3 p.6 © Lee Garbett / Vertigo

Still in the land of dreams, Lucifer and Gabriel ended up in Izanami’s domain, one of Lucifer’s old lover. In the room of the Nightmares, Lucifer finally sees what he was searching for : the demon trapped inside the jar that manipulated Teena and Medjine. But before going after it, Lucifer had to saw his own previous wings to Gabriel, who lost his during a banquet in Hell (see Lucifer #2). Despite their animosity, Lucifer and Gabriel are still brothers, and I’m very fond of how Lee Garbett managed to represent their brotherly love on a single sewing scene.

Toujours dans le pays des rêves, Lucifer et Gabriel se trouvent dans le domaine d’Izanami, une ancienne conquête de Lucifer. Dans la salle des cauchemars, Lucifer trouve enfin ce qu’il cherchait : le démon emprisonné dans le vase qui manipulait Teena et Medjine. Mais avant d’aller le retrouver, Lucifer a dû coudre ses anciennes ailes à Gabriel, qui a perdu les siennes lors d’un banquet en Enfer (voir Lucifer #2). Malgré leur inimitié, Lucifer et Gabriel sont toujours frères, et j’aime beaucoup la façon dont Lee Garbett a représenté leur amour fraternel sur une scène aussi simple.

Lee Garbett - Lucifer #4 p.19 © Lee Garbett / Vertigo
Lee Garbett – Lucifer #4 p.19 © Lee Garbett / Vertigo

Lee Garbett and Holly Black have told during these four issues two parallel stories : the one about Lucifer and Gabriel, and the one about a demon trapped in a jar. It is only at the end of the fourth issue that we understand the connection between these stories, and I can’t wait to read the next issue, especially with Lee Garbett‘s drawings. His style reminds me of Clay Mann‘s, but also of Olivier Coipel‘s for some characters’ profiles. As I’m a big fan of their work, how can’t I be a fan of Lee Garbett‘s ?

Lee Garbett et Holly Black ont raconté sur quatre numéros deux histoires en parallèle : celle à propos de Lucifer et Gabriel, et celle du démon prisonnié dans un vase. C’est seulement à la fin du quatrième numéro qu’on comprend la connexion entre ces deux histoires, et j’ai hâte de lire le numéro suivant, surtout avec Lee Garbett aux dessins. Son style me rappelle celui de Clay Mann, mais aussi d’Olivier Coipel pour certains profils. Etant un grand fan de leurs travaux, comment ne pas l’être aussi de ceux de Lee Garbett ?

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